Echange avec Bryan Myles, directeur du quotidien Le Devoir

Monsieur Dupret,
Nous comprenons mal vos accusations à l’égard de notre journaliste, Isabelle Porter. Son père a quitté la présidence du conseil de l’Université Laval depuis novembre 2015. Nous estimons qu’elle n’est pas en situation de conflit ou d’apparence de conflit d’intérêts dans ce dossier. En lien, un article du Soleil sur le départ de M. Porter.
Salutations cordiales
Brian Myles
Directeur, Le Devoir

Merci monsieur Myles de votre réponse,

Il n’y a pas accusation mais questionnement. Isabelle Porter est au courant de ce dossier depuis beaucoup plus de deux ans et n’y a jamais donné aucune suite. Le problème déontologique dû à sa filiation avec John R. Porter, président du CA de l’Université Laval, était alors présent et flagrant. Aujourd’hui, il demeure bien sûr très problématique même si Monsieur Porter n’est plus à ce poste.

En effet, à la lumière du silence observé par le passé et de ses articles récents (texte 1 et texte 2), le traitement par Isabelle Porter de ces questions de manière laconique, sans profondeur, et immédiatement relativisées en citant les autorités de l’Université Laval, sans aucune enquête ni contre-propos du côté des victimes, montre, sinon son parti pris en faveur de l’Université, du moins son souhait de passer le plus vite possible à autre chose.

Or le contenu de l’étude relayée à propos des tensions entre professeurs et étudiants montre l’importance et la gravité du phénomène. Il a besoin a minima d’être étayé par la réalité du terrain. C’est ce que je vous apporte.

Comme Isabelle Porter n’a aucune intention de traiter le sujet, je vous demande aujourd’hui de regarder le dossier que je vous confie avec attention car il est capable de servir la cause des étudiants de l’Université Laval (et d’autres universités comme le souligne le vice-recteur Robert Beauregard). Vous trouverez sur A2L.be à quel point la situation est délétère et dépasse effectivement le seul cadre de l’Université Laval.

Si vous ne pouvez pas y donner suite, je vous demande de me dire pourquoi. Je rappelle ici la réaction de Lisa-Marie Gervais [journaliste au Devoir] lorsqu’elle a reçu ce dossier au moment des faits via Stéphane Baillargeon [journaliste au Devoir] qui a trouvé utile de le lui remettre : « Il est digne d’intérêt ». Madame Gervais m’a alors demandé un peu de patience, le temps d’interroger les personnes mises en cause. Puis plus rien, pas un mot malgré mes demandes et un suivi régulier et transparent de ma part. Pourquoi ce silence soudain et absolu depuis ?

Refuser de traiter le sujet comme il se doit participe nettement à sa dégradation. L’étude dont il est ici question le prouve encore. Dans l’attente de vous lire et de vous voir confier ce dossier à un(e) journaliste libre et indépendant(e) de l’Université Laval, je vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs,

Tito Dupret

PS : alors que je vous écris, je reçois encore cette réaction par courriel : « Mais je n’en reviens pas que LE DEVOIR ait confié ce dossier à la fille du président du CA de l’Université Laval. »

Courrier au Barreau du Québec

Madame Catherine Claveau,
Vice-présidente au Barreau du Québec,
Experte en harcèlement psychologique,

Permettez-moi ce message afin de signaler un dossier entravé depuis plusieurs années et dont voici les principales étapes :

– Victime de harcèlement psychologique à l’Université Laval, je porte plainte en son sein au Centre de prévention et d’intervention en la matière ;
– Le vice-recteur aux ressources humaines conclut à une prescription selon un argumentaire fallacieux, ce que je démontre ;
– Je suis victime d’une tentative de corruption orchestrée par le vice-recteur aux ressources humaines ;
– Je me tourne vers la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ) mais le temps et les nombreuses démarches montrent qu’elle fait entrave ;
– En désespoir de cause, ce dossier fait l’objet d’un site internet qui a permis d’aider au moins une nouvelle victime : http://www.a2L.be .

Je me tourne aujourd’hui vers vous afin de trouver le chemin pour accéder à la justice.

Dans l’attente de vous lire, je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes sentiments les plus respectueux,

Tito Dupret


Après un rappel de ce courrier un mois plus tard, Catherine Claveau me répond ne pas pouvoir m’aider parce qu’elle est « en conflit d’intérêt ».

Plaintes en souffrances

Plaintes en souffrances a pour vocation d’accueillir des plaintes pour harcèlement irrésolues à ce jour. Le but est de soulager les victimes du poids de porter seules les torts subis et de les sortir de l’indifférence et de l’isolement où elles sont maintenues. Le but est également de pousser les autorités et la presse à remplir leur mission sans entrave.

Les harcèlements relèvent de pratiques connues et violentes en vue de détruire des vies personnelles, professionnelles, voire de pousser les victimes au suicide ; en pleine connaissance de cause ; en toute volonté. Tel que l’exprime Ariane Bilheran, « Tout harcèlement, qu’il soit physique, sexuel ou moral, vise la destruction psychologique de l’individu. »

À ce jour, Plaintes en souffrances a permis d’aider au moins deux victimes de harcèlement.

Tentative de corruption

Monsieur Michel Beauchamp,
Vice-recteur aux ressources humaines de l’Université Laval,

Sans suivi de la part de Marc-André Bluteau, je vous transmets ci-dessous mon message car il vous concerne également.

Je demeure dans l’attente d’un traitement juste et paisible de ma plainte pour harcèlement par le Conseil d’administration de l’Université Laval,

Tito Dupret

Monsieur Marc-André Bluteau,
Service de l’aménagement du territoire
Division du design, de l’architecture et du patrimoine

Vous connaissez ma plainte pour harcèlement qui met en cause le personnel de l’Université Laval. Elle est, comme vous le savez, accessible sur A2L.BE .

Je vous écris aujourd’hui car je suis désormais convaincu que la rencontre organisée entre vous et Tania Martin me concernant fut une tentative de corruption en vue de constituer un dossier contre ma personne. Votre rôle m’est longtemps resté obscur mais il est désormais éclairci. Vous avez agi sur commande de Michel Beauchamp, vice-recteur aux ressources humaines de l’Université Laval, alors empêtré dans ma plainte pour harcèlement contre Philippe Dubé, précédent directeur de thèse et remplacé par Tania Martin.

Je restitue ici le fil des événements :

– Rencontre entre vous, Tania Martin et moi en vos bureaux pour un « projet de réalisation de fiches sur les églises » ;
– Vous répétez alors ce que m’avait annoncé Tania Martin : au-delà d’un budget de 25.000 CAD, il doit être accepté en commission, en-deçà la décision vous appartient ;
– Suite à cette rencontre, Tania Martin m’explique qu’elle attend de moi un budget proche de 25.000 CAD. « Tout le monde fait ça, c’est comme ça qu’on arrive à financer d’autres projets » insiste-t-elle ;
– Très surpris et n’en croyant pas mes oreilles, je constate que Tania Martin est extrêmement gênée et fuit mon regard ;
– Je remets plus tard, comme vous le savez, un budget qui correspond à la commande, soit environ 8000 CAD ;
– J’entreprends le travail mais tombe sous le couvert d’un certificat médical à cause du harcèlement subi depuis deux ans à l’Université Laval ;
– Enfin, comme vous le savez également, je n’ai jamais été payé pour le travail fourni.

Dans les faits, je constate que vous avez orchestré cette mise-en-scène. Mais comme je considère que vous n’en êtes qu’un instrument, je souhaite vous poser deux questions :

– Quel lien entretenez-vous avec Michel Beauchamp au point de lui servir ainsi de bras armé ?
– Combien de fois vous a-t-il demandé d’organiser ce genre d’opération ?

Sans réponse satisfansante de votre part, je publierai ce courrier sur A2L.BE et il fera l’objet d’un prochain envoi aux personnes inscrites à la lettre de diffusion qui y est installée.

Je regrette d’en arriver à cette extrême et je la réprouve, mais elle est dictée en réaction à vos propres méthodes et aux nombreux abus soufferts, à l’incapacité de l’Université Laval de prendre ses responsabilités et à l’inaccessibilité de la justice québécoise,

Tito Dupret