Plainte pour harcèlement, Université Laval, Québec, Canada

Ceci est une plainte entravée depuis plusieurs années.

Sont mis en cause :

  • Manon Bonenfant et Réal Tremblay, Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec (CDPDJ) pour entrave à la saisine de la justice. Démarches à la CDPDJ.

Sont sollicités :

  • Lucie Allaire, présidente de l’Association des ombudsmans des universités et collèges du Canada (AOUCC) avec cet échange ;
  • Michel Audet, délégué général du Québec à Bruxelles, et Denis Robert, ambassadeur du Canada en Belgique, avec ce courrier ;
  • Catherine Claveau, Vice-présidente au Barreau du Québec et experte en harcèlement psychologique, avec ce courrier ;
  • Bryan Myles et Luce Julien, Le Devoir, quotidien québécois, avec ce courrier.

Echange avec Bryan Myles, directeur du quotidien Le Devoir

Monsieur Dupret,
Nous comprenons mal vos accusations à l’égard de notre journaliste, Isabelle Porter. Son père a quitté la présidence du conseil de l’Université Laval depuis novembre 2015. Nous estimons qu’elle n’est pas en situation de conflit ou d’apparence de conflit d’intérêts dans ce dossier. En lien, un article du Soleil sur le départ de M. Porter.
Salutations cordiales
Brian Myles
Directeur, Le Devoir

Merci monsieur Myles de votre réponse,

Il n’y a pas accusation mais questionnement. Isabelle Porter est au courant de ce dossier depuis beaucoup plus de deux ans et n’y a jamais donné aucune suite. Le problème déontologique dû à sa filiation avec John R. Porter, président du CA de l’Université Laval, était alors présent et flagrant. Aujourd’hui, il demeure bien sûr très problématique même si Monsieur Porter n’est plus à ce poste.

En effet, à la lumière du silence observé par le passé et de ses articles récents (texte 1 et texte 2), le traitement par Isabelle Porter de ces questions de manière laconique, sans profondeur, et immédiatement relativisées en citant les autorités de l’Université Laval, sans aucune enquête ni contre-propos du côté des victimes, montre, sinon son parti pris en faveur de l’Université, du moins son souhait de passer le plus vite possible à autre chose.

Or le contenu de l’étude relayée à propos des tensions entre professeurs et étudiants montre l’importance et la gravité du phénomène. Il a besoin a minima d’être étayé par la réalité du terrain. C’est ce que je vous apporte.

Comme Isabelle Porter n’a aucune intention de traiter le sujet, je vous demande aujourd’hui de regarder le dossier que je vous confie avec attention car il est capable de servir la cause des étudiants de l’Université Laval (et d’autres universités comme le souligne le vice-recteur Robert Beauregard). Vous trouverez sur A2L.be à quel point la situation est délétère et dépasse effectivement le seul cadre de l’Université Laval.

Si vous ne pouvez pas y donner suite, je vous demande de me dire pourquoi. Je rappelle ici la réaction de Lisa-Marie Gervais [journaliste au Devoir] lorsqu’elle a reçu ce dossier au moment des faits via Stéphane Baillargeon [journaliste au Devoir] qui a trouvé utile de le lui remettre : « Il est digne d’intérêt ». Madame Gervais m’a alors demandé un peu de patience, le temps d’interroger les personnes mises en cause. Puis plus rien, pas un mot malgré mes demandes et un suivi régulier et transparent de ma part. Pourquoi ce silence soudain et absolu depuis ?

Refuser de traiter le sujet comme il se doit participe nettement à sa dégradation. L’étude dont il est ici question le prouve encore. Dans l’attente de vous lire et de vous voir confier ce dossier à un(e) journaliste libre et indépendant(e) de l’Université Laval, je vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs,

Tito Dupret

PS : alors que je vous écris, je reçois encore cette réaction par courriel : « Mais je n’en reviens pas que LE DEVOIR ait confié ce dossier à la fille du président du CA de l’Université Laval. »

Au quotidien Le Devoir

Monsieur le Directeur,
Madame la Rédactrice en chef,

Permettez-moi ce courriel afin de savoir pourquoi Le Devoir a d’abord réagi avec intérêt (Stéphane Baillargeon et Lisa-Marie Gervais en copie) puis abandonné toute communication dans cette affaire : http://www.a2L.be/lettre/.

Je tiens à vous poser la question parce qu’elle participe encore aujourd’hui à l’entraînement de la situation dans une spirale continûment délétère. Par exemple, cette lettre en ligne n’existerait probablement pas si Le Devoir m’avait assuré un quelconque suivi, ne fut-ce que d’ordre privé pour m’expliquer sa position. Aujourd’hui encore j’en suis à cette réaction de Lisa-Marie Gervais, puis plus rien malgré mon suivi régulier et transparent :

Bonjour M. Dupret, votre histoire est digne d’intérêt. Toutefois, en raison du congé des fêtes de fin d’année, il ne sera pas facile de joindre les personnes concernées.
Je ferai de mon mieux,

Soyez assuré que je ne demande rien qu’une explication propre à satisfaire une question légitimée par les faits et la suite qu’ils connaissent depuis.

Dans l’attente de vous lire, je vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments les plus respectueux,

Tito Dupret